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Les 10 DG les plus influents du Bénin

Impact économique, réalisations, emplois, positionnement : le dossier de la rédaction sur dix dirigeants qui façonnent le Bénin, et leur vision pour le pays.

RA Rédaction Akèda 30 octobre 2026 · 17 min de lecture
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Les 10 DG les plus influents du Bénin, dossier spécial Akèda 2026

Ils ne font pas la une tous les jours. Pourtant, chaque usine qui démarre à Glo-Djigbé, chaque milliard investi dans un projet structurant, chaque Béninois qui paie avec son téléphone porte un peu de leur signature. Voici les dix dirigeants qui font tourner l’économie béninoise.

Le Bénin vit un moment charnière. Le 24 mai 2026, Romuald Wadagni a prêté serment comme président de la République, élu avec 94,27 % des voix. Architecte des réformes économiques du pays depuis 2016, à la tête du ministère de l’Économie et des Finances, il a fixé un cap clair : industrialiser, transformer localement nos matières premières et offrir aux entreprises le meilleur climat des affaires. « Le développement du Bénin doit se vivre dans chaque composante de la cité », a-t-il déclaré lors de son investiture, en s’adressant aux jeunes « qui refusent les fatalités anciennes et veulent réussir ici chez eux ».

Les dix dirigeants de ce dossier font partie de ceux qui donnent corps à cette ambition. Ils pilotent l’investissement, l’industrie, le financement long, les PME, les télécoms et la fintech. Pour les retenir, la rédaction d’Akèda a passé au crible les bilans annuels des institutions, les rapports d’activité, les décisions du Conseil des ministres, les données des régulateurs et la presse économique africaine et internationale. Chaque chiffre cité est sourcé. Quatre critères ont guidé notre sélection :

  • L’impact économique : volumes d’investissement, actifs gérés, contribution aux recettes publiques et aux exportations.
  • Les réalisations : réformes, projets livrés, programmes lancés.
  • L’emploi : postes directs et indirects créés ou soutenus.
  • Le positionnement : la place de leur structure dans son secteur et dans la stratégie nationale.

L’ordre de présentation ne constitue pas un classement. Et cette liste n’est pas la seule : ce dossier est le premier tome d’une série. D’autres suivront, avec d’autres profils qui influencent le Bénin.

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Les 10 DG en un seul fichier PDF, à partager librement en citant Akèda Média.

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01 · Éric Akouté

Investissement · export · Directeur général, APIEx — Agence de promotion des investissements et des exportations

Éric Akouté, directeur général de l’APIEx
Éric Akouté, directeur général, APIEx

Éric Akouté dirige depuis le 3 décembre 2025 la porte d’entrée des investisseurs au Bénin. Expert-comptable passé par Ernst & Young, Mazars et la Cour des comptes française, il est « de la maison » : il a dirigé les études et l’appui aux projets d’investissement de l’APIEx depuis sa création.

L’impact en actes et en chiffres

  • Un architecte des règles du jeu. Il est cité parmi les concepteurs de la loi sur les partenariats public-privé, de la loi sur les zones économiques spéciales et du Code des investissements. Ces textes fixent les avantages accordés aux investisseurs.
  • 848,7 milliards FCFA d’investissements agréés en cinq ans. Entre 2021 et 2025, 90 projets ont obtenu l’agrément de l’APIEx au Code des investissements, un bilan qu’il a contribué à bâtir comme directeur des études et de l’appui aux projets. Pour la seule année 2025 : 20 projets, 248 milliards FCFA prévus et 1 493 emplois attendus.
  • Des projets qui sortent de terre. Depuis 2021, 32 projets agréés sont entrés en exploitation, pour 113,2 milliards FCFA investis et 2 485 emplois créés.
  • Un climat qui pousse à entreprendre. Le Bénin a enregistré 55 346 créations d’entreprises en 2025 (+11,3 %), dont 5 340 sociétés, en hausse de 33,1 %.
  • L’ouverture vers le Nigeria. Le 27 janvier 2026 à Abuja, il a signé un accord avec la NIPC, l’agence nigériane de promotion des investissements. L’accord prévoit des missions, des forums et des mises en relation d’investisseurs entre les deux pays.

Sa vision pour le Bénin

Faire du pays « une plateforme économique compétitive et attractive », ouverte sur la sous-région, en commençant par le Nigeria, premier partenaire commercial du Bénin dans l’espace régional. Son mandat, tel que décrit lors de sa nomination : renforcer l’attractivité du pays et accélérer les projets en cours.

Sources : APIEx, résultats 2025 · gouv.bj, accord APIEx-NIPC · Africa CEO Forum · Le Nouveau Manager

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02 · Maryse Lokossou

Finance publique · Directrice générale, CDC Bénin — Caisse des dépôts et consignations du Bénin

Maryse Lokossou, directrice générale de la CDC Bénin
Maryse Lokossou, directrice générale, CDC Bénin

Maryse Lokossou dirige l’institution qui apporte le « capital long » au Bénin. Créée en 2018 et opérationnelle depuis 2020, la CDC Bénin investit là où les banques ne vont pas seules : grands projets, fonds propres, garanties.

L’impact en actes et en chiffres

  • Plus de 1 000 milliards FCFA sous gestion. Le portefeuille total atteint 1 135,8 milliards FCFA fin 2025, soit environ 1,7 milliard d’euros.
  • 613 milliards FCFA approuvés, 84 % déjà engagés. À fin 2025, 512,5 milliards FCFA de financements approuvés ont été mis en œuvre. Rien qu’en 2025, 81,5 milliards FCFA de nouveaux financements ont été approuvés.
  • Un effet de levier sur toute l’économie. Près de la moitié des engagements (47,7 %) passe par les banques et la microfinance, qui les prêtent ensuite aux entreprises. Le reste va à l’agro-industrie (16,5 %), au transport et à la logistique (14,9 %), au BTP (13,9 %) et aux télécoms (4,1 %).
  • Une institution rentable. La CDC a dégagé un bénéfice net d’environ 18 milliards FCFA en 2025, reversé à l’État, son unique actionnaire.
  • Un rayonnement régional. En décembre 2025, la CDC Bénin a pris la présidence du Forum des Caisses de dépôt, qui réunit ses homologues africaines.

Sa vision pour le Bénin

Mobiliser l’épargne longue, y compris celle de la diaspora et, à terme, celle des tontines, pour l’investir dans des projets qui structurent l’économie. La CDC veut compléter les banques, pas les concurrencer. Elle aide par exemple les promoteurs textiles de la GDIZ à réunir leur apport en fonds propres avant d’emprunter.

« Nous sommes avant tout une institution qui est là pour réaliser de l’impact. »

Sources : Bénin Web TV, bilan fin 2025 · La Nouvelle Tribune, septembre 2026 · Forbes Afrique, août 2025 · Sika Finance · La Nouvelle Tribune, Forum des Caisses de dépôt

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03 · Létondji Beheton

Industrie · Directeur général, SIPI-Bénin — Société d’investissements et de promotion de l’industrie · GDIZ, zone industrielle de Glo-Djigbé

Létondji Beheton, directeur général de SIPI-Bénin
Létondji Beheton, directeur général, SIPI-Bénin

Létondji Beheton pilote la vitrine de l’industrialisation béninoise. La GDIZ, développée par l’État avec Arise IIP, transforme sur place le coton, le cajou, le karité que le pays exportait auparavant bruts.

L’impact en actes et en chiffres

  • Plus de 40 000 tonnes de fibre de coton transformées dans la zone, selon SIPI-Bénin. C’est de la valeur ajoutée qui reste au Bénin.
  • 20 usines en activité, plus de 40 investisseurs. En septembre 2026, 20 unités sont opérationnelles (18 en mai) et plus de 40 investisseurs ont réservé des parcelles. En 2025, 10 nouveaux projets y ont été agréés, pour 76 milliards FCFA.
  • Plus de 25 000 emplois. C’est le nombre d’emplois créés annoncé par la GDIZ en 2026, pour un objectif de plus de 300 000 emplois directs.
  • Un aimant à investisseurs. Les 21 et 22 octobre 2026, il a accueilli à Cotonou le forum FocusSEZ avec Afreximbank pour attirer de nouveaux industriels. En mai 2026, SIPI-Bénin et la CDC ont présenté la zone aux investisseurs au Kenya.

Sa vision pour le Bénin

Sortir de l’exportation de matières premières pour bâtir des industries compétitives à l’échelle du continent. Son objectif chiffré : dépasser 300 000 emplois d’ici cinq à sept ans.

Des partenariats « capables de se traduire en investissement, en capacité de production, en emploi ».

Sources : La Nouvelle Tribune, FocusSEZ · Afrimag · CPCCAF · La Nouvelle Tribune, 20 unités · APIEx, résultats 2025 · La Nouvelle Tribune, Africa Forward

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04 · Moubarack Soumanou

Climat des affaires · Directeur général de l’Industrie, de l’Investissement privé et du Climat des affaires — Ministère du Tourisme et du Commerce extérieur, en charge de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé

Moubarack Soumanou, directeur général de l’Industrie
Moubarack Soumanou, directeur général de l’Industrie, de l’Investissement privé et du Climat des affaires

Moubarack Soumanou tient depuis le 7 octobre 2026 le poste qui fixe les règles du jeu pour les entreprises : politique industrielle, investissement privé et climat des affaires. Polytechnicien, diplômé de l’École des Mines de Paris, il connaît l’investissement des deux côtés de la table.

L’impact en actes et en chiffres

  • Un profil de financier. Avant l’administration, il a été banquier d’affaires chez SouthBridge, GTI Asset Management et Total Énergies Nouvelles. Il parle le langage des investisseurs qu’il doit convaincre.
  • Trois postes clés de l’attractivité en trois ans. Directeur général de l’Attractivité économique et de la Diplomatie économique aux Affaires étrangères (octobre 2023), puis DG de l’APIEx (février à juillet 2024), et aujourd’hui à la tête de la direction de l’Industrie.
  • La porte ouverte à la Chine. En avril 2024, il a ouvert à Cotonou le 2e Forum d’investissement Bénin-Chine. Il y a accueilli des hommes d’affaires venus explorer le marché béninois.
  • Un levier sur tout le tissu productif. Sa direction suit l’industrie et les réformes du climat des affaires, qui touchent chaque entreprise, de la PME à l’usine de la GDIZ.

Sa vision pour le Bénin

Vendre aux investisseurs ce que le Bénin a de plus rare dans la région : la stabilité. Au forum Bénin-Chine, il a mis en avant le calme politique du pays et ses relations apaisées avec ses voisins. Il a présenté le forum comme « une plateforme unique » pour les opportunités d’investissement.

Sources : Conseil des ministres du 7 octobre 2026, La Nouvelle Tribune · 24 Heures au Bénin, nomination APIEx 2024 · Banouto, succession à l’APIEx · Xinhua, forum Bénin-Chine · Le Nouveau Manager, forum Bénin-Chine

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05 · Alvyne Alia

Pme · Directrice générale, ADPME — Agence de développement des petites et moyennes entreprises

Alvyne Alia, directrice générale de l’ADPME
Alvyne Alia, directrice générale, ADPME

Nommée en Conseil des ministres le 1er juillet 2026, Alvyne Alia a succédé à Laurent Gangbès à la tête de l’agence chargée des PME, qui forment l’essentiel du tissu économique du pays.

L’impact en actes et en chiffres

  • La voix des PME béninoises à la CEDEAO. Le 27 juillet 2026, moins d’un mois après sa nomination, elle a présenté six propositions au Parlement de la CEDEAO réuni à Cotonou.
  • Un fonds de garantie régional pour les MPME. C’est la mesure phare de ces propositions. Elle viserait à formaliser 50 000 MPME par an, avec des financements de 5 000 à 50 000 euros.
  • Des PME dans les pôles industriels. Elle défend la sous-traitance formelle et le contenu local, pour que les PME vendent aux usines et aux marchés publics. La GDIZ est citée en modèle.
  • Des programmes qui financent déjà. L’ADPME porte le programme RISE avec Sèmè City. Sa première cohorte a retenu 86 PME sur 402 dossiers et leur a apporté plus de 1,53 milliard FCFA, avec plus de 900 heures de formation et de coaching. RISE 2, lancé en 2026, cible des startups et des petites entreprises du Centre et du Nord, en priorité celles dirigées par des femmes.

Sa vision pour le Bénin

Faire de la formalisation une opportunité économique plutôt qu’une simple formalité administrative. L’idée défendue devant la CEDEAO : une PME formelle obtient un « passeport commercial » pour vendre dans toute la sous-région, accéder au crédit et travailler avec les grands industriels.

Sources : Nasuba, nomination · Triomphe Mag, propositions à la CEDEAO · CADRECO, programmes d’appui aux PME

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06 · Samuel Dossou-Aworet

Logistique · énergie · Président-fondateur, Groupe Petrolin — Logistique, énergie et pétrole

Samuel Dossou-Aworet, président-fondateur du groupe Petrolin
Samuel Dossou-Aworet, président-fondateur, Groupe Petrolin

Né à Porto-Novo en 1944, Samuel Dossou-Aworet est l’un des entrepreneurs béninois les plus puissants du continent. Ingénieur pétrolier, ancien directeur général des Hydrocarbures du Gabon, il a fondé Petrolin en 1992. Le groupe opère aujourd’hui dans plusieurs pays africains.

L’impact en actes et en chiffres

  • Le port sec de Parakou enfin en service. Le 23 juin 2026, Petrolin a chargé les premiers conteneurs de coton de la SODECO au port sec de Parakou, vers le port de Cotonou. Le site couvre 50 hectares extensibles à 100, avec un hangar de 6 400 m². Le Nord du pays gagne une porte logistique.
  • Un investisseur de premier rang en Afrique de l’Ouest. Via Petrolin, il détient environ 13,5 % de Seplat Energy et 12,3 % d’Aradel, deux grands pétroliers nigérians. Fin septembre 2026, ces participations valaient 1,59 milliard de dollars, en hausse de 430 millions sur le trimestre.
  • Une vision d’infrastructures pour la sous-région. Il porte le projet « Épine dorsale » : ports secs, port en eau profonde, rail et aéroport, sur fonds privés.
  • Une voix du secteur privé africain. Président de l’African Business Roundtable depuis 2017, il milite pour l’intégration régionale et des projets portés par le privé avec la Banque africaine de développement.
  • Un engagement au Bénin au-delà des affaires. Sa Fondation Espace Afrique est reconnue d’utilité publique au Bénin depuis 2004. Il a construit au Bénin le CIEVRA, un centre dédié à la valorisation des ressources africaines.

Sa vision pour le Bénin

Une vision panafricaine : développer le continent avec des acteurs africains et internationaux, en commençant par les infrastructures qui relient les territoires. Pour le Bénin, cela se traduit par une logistique qui part du Nord : le coton de Parakou rejoint désormais Cotonou par une plateforme dédiée.

Sources : Rio Times, port sec de Parakou · allAfrica, participations Seplat et Aradel · Wikipedia

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07 · Uche Ofodile

Télécoms · Directrice générale, MTN Bénin — Télécommunications et services financiers mobiles

Uche Ofodile, directrice générale de MTN Bénin
Uche Ofodile, directrice générale, MTN Bénin

Uche Ofodile dirige MTN Bénin depuis 2020, après avoir dirigé MTN Liberia. Elle préside aussi le conseil d’administration de MoMo Bénin SA, la filiale de mobile money qui a changé la façon dont les Béninois paient, épargnent et envoient de l’argent.

L’impact en actes et en chiffres

  • Plus de 200 000 emplois directs et indirects sont rattachés à l’écosystème MoMo, selon les chiffres présentés pour ses 15 ans en octobre 2025.
  • Un réseau de 145 000 agents et 120 000 marchands. Ce maillage amène des services financiers dans les quartiers et les villages sans agence bancaire.
  • 3,75 millions d’utilisateurs actifs de MoMo au Bénin.
  • Un tuyau pour l’État. Chaque année, 164,9 milliards FCFA transitent par MoMo vers les administrations : impôts, taxes, frais de services publics.
  • Une figure reconnue du numérique africain. En 2026, elle figure dans la liste des 100 femmes qui façonnent l’avenir de la tech publiée par TechEconomy.

Sa vision pour le Bénin

Une innovation qui inclut tout le monde. Elle se positionne en partenaire du gouvernement dans le développement de l’écosystème numérique du pays.

« Ce service prouve que l’innovation, lorsqu’elle est inclusive, peut changer durablement la vie des populations. »

Sources : Matin Libre, 15 ans de MoMo · Mobile World Live, nomination · TechEconomy, IWD 2026 Power List · Le Matinal

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08 · Omar Guèye Ndiaye

Télécoms · Directeur général, Celtiis — SBIN, Société béninoise des infrastructures numériques

Omar Guèye Ndiaye, directeur général de Celtiis
Omar Guèye Ndiaye, directeur général, Celtiis

Arrivé à Cotonou en juillet 2023, Omar Guèye Ndiaye a fait de Celtiis, l’opérateur public lancé en octobre 2022, le challenger qui bouscule le marché des télécoms. Ce dirigeant sénégalais a fait toute sa carrière à la Sonatel, filiale d’Orange, où il dirigeait Orange Business Sénégal.

L’impact en actes et en chiffres

  • Plus de 5 millions de clients en 36 mois. Le cap a été annoncé pour les trois ans de Celtiis, en octobre 2025.
  • Le pays couvert à plus de 90 %. Le réseau couvre plus de 90 % du territoire, et 94 % avec l’itinérance nationale.
  • Un marché rebattu. En un an, Celtiis a gagné 9 points de part de marché en volume, et sa part en valeur a été multipliée par quatre selon l’ARCEP. Plus de 60 nouvelles cartes SIM sur 100 vendues au Bénin sont des Celtiis.
  • La fibre dans les foyers. Plus de 100 000 maisons et entreprises sont raccordées à Celtiis Home. En juin 2026, l’opérateur a doublé ou plus les débits sans changer les prix, à partir de 14 900 FCFA par mois.
  • Une entreprise d’environ 300 collaborateurs, qui fait aussi le lien entre la banque et le mobile : depuis juillet 2026, Celtiis Cash est interconnecté à UBA Bénin.

Sa vision pour le Bénin

Faire de la SBIN « un opérateur fort, global et multiservices, moteur de la transformation digitale du Bénin », avec un plan stratégique 2026-2030.

« Nous avons écouté les clients et analysé leurs besoins : ils voulaient de la qualité au juste prix. »

Sources : Forbes Afrique, BrandVoice (contenu partenaire), septembre 2025 · PME PMI Magazine · Agence Ecofin, nomination

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09 · Roland Riboux

Investissement privé · Directeur général, IRIDIUM International Consulting — Président du CIPB, Conseil des investisseurs privés au Bénin · Ancien DG de Fludor Bénin

Roland Riboux, président du CIPB
Roland Riboux, directeur général, IRIDIUM International Consulting

Roland Riboux est arrivé au Bénin en 1996 pour diriger Fludor Bénin, l’huilerie qui transforme les graines de coton. Il dirige aujourd’hui IRIDIUM International Consulting. Mais c’est surtout comme président du CIPB qu’il pèse : il porte la voix des grandes entreprises privées face à l’État.

L’impact en actes et en chiffres

  • Près de 30 ans d’industrie au Bénin. À la tête de Fludor, il a dirigé l’une des entreprises qui transforment sur place une partie de la production cotonnière du pays.
  • Un réseau qui pèse 440 milliards FCFA. Fondé en décembre 2002 par un groupe d’investisseurs dont Fludor, le CIPB réunit une soixantaine de membres. Ensemble, ils ont investi plus de 440 milliards FCFA dans l’économie béninoise et versé plus de 165 milliards FCFA d’impôts.
  • Le dialogue public-privé au quotidien. Le CIPB travaille sur le climat des affaires et les conditions de l’investissement privé. En juillet 2026, Roland Riboux a reçu la Palme Cardinal Gantin des artisans de paix pour son rôle de trait d’union entre entreprises, pouvoirs publics et société.
  • Une feuille de route pour le nouveau mandat. Au lendemain de la présidentielle du 12 avril 2026, il a publié une tribune de propositions : énergie, fiscalité, paiement des fournisseurs de l’État, formation, nutrition.

Sa vision pour le Bénin

Passer le relais au secteur privé. Après une décennie tirée par l’investissement public, il souhaite que « les opérateurs économiques, créateurs de richesses, aient la prééminence ». Il vise « une croissance à deux chiffres » et pose trois conditions :

  • une énergie « bon marché, stable et sous notre contrôle », avec l’hydroélectricité et de petites centrales nucléaires ;
  • le paiement des fournisseurs de l’État en moins de 30 jours ;
  • un impôt sur les sociétés abaissé à 15 % pour attirer les investisseurs et encourager la formalisation.

Sources : Le Matinal, tribune « Le Bénin en route vers Alafia 2060 » · CIPB, mot du président · L’Économiste Bénin, Palme Cardinal Gantin 2026

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10 · Gilles Kounou

Fintech · CEO, OpenSi · KKiaPay — Fintech et services numériques

Gilles Kounou, CEO d’OpenSi et KKiaPay
Gilles Kounou, cEO, OpenSi · KKiaPay

Gilles Kounou est le visage de la fintech « 100 % béninoise ». Il a fondé OpenSi, puis lancé KKiaPay en 2017. Cette solution permet aux PME comme aux administrations d’encaisser des paiements par mobile money, carte bancaire et Wave.

L’impact en actes et en chiffres

  • Une fintech béninoise qui s’exporte. KKiaPay opère au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Cameroun, avec un projet d’expansion vers 14 autres pays.
  • Le numérique au cœur de l’État. Il a mené des plateformes publiques, dont l’e-Conseil des ministres, qui dématérialise les travaux du gouvernement.
  • Des standards internationaux. KKiaPay est certifié PCI DSS, la norme de sécurité des paiements par carte, et autorisé par l’autorité béninoise de protection des données.
  • La plus grande communauté de développeurs du pays. Il est crédité de sa création et y forme la relève numérique.
  • Une reconnaissance internationale. Prix WURI de la Banque mondiale en 2020, start-up de l’année Afrique Économie en 2021, classé au Choiseul 100 Africa depuis 2021. En 2026, il a intégré la cohorte du Tutu Leadership Programme de l’African Leadership Institute.

Sa vision pour le Bénin

L’inclusion financière par le numérique : que chaque commerçant, chaque PME et chaque service public puisse encaisser et payer sans friction. Sa prochaine étape annoncée : des solutions de crédit et d’épargne, dans le prolongement de services déjà lancés comme Tonti+.

Sources : African Leadership Institute, cohorte 2026 · Wikipédia, KKiaPay · Notre Voix, juillet 2022

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Conclusion : ce qui les rassemble

Dix parcours, une même direction : faire du Bénin un pays qui transforme, finance et connecte, plutôt qu’un pays qui exporte brut. C’est le cap fixé par le président Romuald Wadagni, et ces dirigeants en sont parmi les premiers bâtisseurs. Les institutions publiques posent le cadre et le capital long : APIEx, CDC, SIPI, direction de l’Industrie, ADPME. Les dirigeants privés, eux, prouvent que l’on peut bâtir au Bénin des entreprises de taille continentale : Petrolin, MTN, Celtiis, KKiaPay, et le CIPB qui les fédère.

Leur défi commun est l’emploi. La GDIZ vise 300 000 postes, l’écosystème MoMo en compte déjà plus de 200 000, et chaque PME accompagnée par l’ADPME en crée de nouveaux. C’est à cette aune que l’influence se mesure.

Ce premier tome n’est qu’un début. Dans les prochains dossiers, Akèda mettra en lumière d’autres profils qui influencent le Bénin : entrepreneurs, investisseurs, femmes d’affaires, talents de la diaspora, créateurs et décideurs.

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