Charte éditoriale
Ce qui est payé, ce qui ne l’est pas, et comment nous le signalons.
Version 2 — août 2026. Cette charte engage la rédaction d’Akèda Média. Elle est publique et modifiable : toute évolution sera datée et signalée ici.
Pourquoi cette charte existe
Akèda a un modèle économique qui doit être dit clairement, parce qu’il pourrait prêter à confusion : le média vend des prestations de publication, et il publie des analyses. Un entrepreneur peut payer pour que son portrait paraisse ; la même semaine, la rédaction peut publier un décryptage sur son secteur.
Si ces deux choses se ressemblent à l’écran, le lecteur ne sait plus ce qu’il lit — et la valeur des analyses s’effondre avec la confiance. Cette charte fixe donc la frontière, et dit comment elle est rendue visible.
1. Les familles de contenus
Tout ce qui paraît sur Akèda relève de l’une de ces catégories, signalée par une étiquette visible en tête de page.
| Famille | Qui l’écrit | Qui paie | Signalement |
|---|---|---|---|
| Rédaction — accès libre | La rédaction d’Akèda | Personne — financé par les abonnements et la publicité | Nouvelles · Décryptage · Data Bénin |
| Rédaction — réservé aux abonnés | La rédaction d’Akèda | Le lecteur, par son abonnement | Mention Réservé aux abonnés |
| Publication commandée | La rédaction, à partir des éléments fournis par le sujet | Le sujet de l’article | Étiquette Publi-information |
| Contribution d’expert | Un expert extérieur, relu par la rédaction | Le lecteur, à l’unité — l’auteur touche 60 % | Étiquette Expertise et nom de l’auteur |
| Publicité | L’annonceur | L’annonceur | Encart identifié, nom de l’annonceur affiché |
Payant ne veut pas dire commandé
C’est la confusion la plus facile à faire, et la plus lourde de conséquences. Une partie de nos enquêtes, décryptages et travaux de données est réservée aux abonnés : elle coûte cher à produire, et l’abonnement est ce qui permet de la produire sans la vendre à ceux dont elle parle.
Dans ce cas, celui qui paie est le lecteur — jamais le sujet de l’article. Un contenu réservé aux abonnés obéit exactement aux mêmes règles qu’un contenu en accès libre : même exigence de vérification, même liberté de ton, même droit de déplaire. La seule différence est qu’il faut être abonné pour le lire.
Un article payé par son sujet, lui, ne relève jamais de la rédaction : il porte l’étiquette Publi-information, et il ne peut pas être présenté autrement.
2. Ce que l’argent achète — et ce qu’il n’achète pas
Cette section concerne l’argent versé par le sujet d’un contenu — entreprise, institution, porteur de projet — et non l’abonnement payé par un lecteur, qui n’achète aucune influence.
Payer une publication sur Akèda achète une place et un travail de mise en forme : la relecture, la mise en page, l’hébergement, la diffusion dans nos rubriques et nos lettres d’information.
Cela n’achète pas :
- un avis favorable de la rédaction dans un autre contenu ;
- le retrait ou la modification d’un article existant ;
- l’absence de couverture critique ultérieure ;
- une place dans les rubriques éditoriales — une publication commandée ne devient jamais un « Décryptage ».
Un annonceur ou un client de publication reste un sujet comme un autre. S’il fait l’objet d’un article de la rédaction, sa qualité d’annonceur est mentionnée dans l’article.
3. Le droit de refuser
La rédaction refuse une publication commandée, sans avoir à s’en justifier, dans les cas suivants : affirmation invérifiable présentée comme un fait, dénigrement d’un concurrent nommé, promesse de rendement financier, contenu contraire à la loi béninoise, ou sujet dont la rédaction estime qu’il induirait le lecteur en erreur.
Le refus donne lieu à remboursement intégral.
4. Les contributions d’experts
Un expert publie gratuitement et perçoit 60 % de chaque vente à l’unité de son travail. En contrepartie, il accepte les règles suivantes.
- Aucune publication automatique. La rédaction relit, vérifie les sources et peut demander des corrections ou refuser.
- La méthode est publique. Aucune étude n’est mise en ligne sans que sa méthodologie et ses limites soient explicitées.
- Les liens d’intérêt sont déclarés à chaque contribution, et affichés lorsqu’ils existent.
- Une contribution promotionnelle déguisée entraîne le retrait immédiat, sans versement.
Les travaux d’experts ne sont pas compris dans l’abonnement : ils s’achètent à l’unité. C’est la contrepartie du reversement à l’auteur. Les abonnés bénéficient d’une remise.
5. Ce que nous vérifions, et ce que nous ne vérifions pas
Sur les dossiers d’investissement publiés dans Investir au Bénin, chaque fiche indique explicitement le niveau de vérification atteint : pièces déclaratives, pièces consultées, ou visite de site effectuée.
Akèda ne garantit ni la solvabilité d’un porteur de projet, ni la réussite d’un investissement, ni l’exactitude des chiffres qu’un tiers nous communique. Nous vérifions ce que nous pouvons vérifier, nous le disons, et nous nous arrêtons là. Aucun contenu du site ne constitue un conseil en investissement personnalisé.
6. Corrections
Une erreur signalée et confirmée est corrigée dans les meilleurs délais. La correction est mentionnée en bas de l’article, avec sa date. Nous ne modifions pas silencieusement un contenu déjà publié.
Pour signaler une erreur : écrivez-nous en précisant l’article et le point contesté.
7. Sources et anonymat
Les sources d’un article sont citées, sauf lorsque leur sécurité, leur emploi ou leur activité seraient menacés. Dans ce cas, l’anonymat est signalé au lecteur et la rédaction en assume seule la responsabilité.
Sur la plateforme Investir au Bénin, l’identité d’un porteur de projet peut être masquée à sa demande : elle est alors communiquée aux investisseurs après signature d’un accord de confidentialité.
8. Données personnelles
Akèda ne collecte aucune candidature pour le compte des organismes dont il relaie les appels : les formulaires préparent le message et renvoient le candidat vers l’organisme concerné. Le détail des traitements figure dans notre politique de confidentialité.
9. Qui applique cette charte
La rédaction d’Akèda Média, sous la responsabilité de sa direction de publication. Toute question ou contestation relative à son application peut nous être adressée directement.
En une phrase
Ce que vous payez est signalé comme tel ; ce que nous écrivons n’est pas à vendre.