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Reprendre plutôt que créer : au Bénin, la reprise d’entreprise s’impose comme le nouvel accélérateur de croissance

Du 28 au 30 octobre 2026, la CCI Bénin accueille la 2e édition de la SERERE, la Semaine Régionale de la Reprise d’Entreprise organisée par le cabinet Progress Success Global Service. L’occasion de poser une question que trop peu d’entrepreneurs se posent : et si la meilleure façon d’entreprendre était de reprendre ?

RA Rédaction Akèda 29 octobre 2026 · 10 min de lecture
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Biram Amouzounvi, directeur général de GSPS, à la SERERE 2026

Au Bénin, on célèbre volontiers la création d’entreprise. Beaucoup moins sa transmission. Pourtant, chaque année, des PME rentables, avec des clients fidèles, des équipes formées et un savoir-faire éprouvé, ferment leurs portes faute de successeur préparé. À Cotonou, la SERERE veut renverser cette logique : faire de la reprise un réflexe pour les entrepreneurs, les investisseurs et les jeunes diplômés, et un plan de continuité pour les dirigeants qui préparent la suite.

Panel de la SERERE 2026 à la CCI Bénin
Panel de la SERERE 2026, jour 1, à la CCI Bénin (Cotonou). Photo : Akèda Média

Une semaine pour mettre la transmission à l’agenda

Mercredi 28 octobre 2026, 9 heures. Dans la salle polyvalente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, chefs d’entreprise, investisseurs, cadres d’institutions d’appui et jeunes porteurs de projets prennent place devant les kakémonos de la SERERE. Le thème de cette 2e édition donne le ton : « La reprise d’entreprise : nouvel accélérateur de croissance économique dans la sous-région ».

Derrière l’événement, un cabinet : Progress Success Global Service (GSPS), présent à Cotonou, Lokossa et Lomé. Dirigé par Biram Amouzounvi, directeur général, et cofondé par Mozart Hounsou, GSPS se présente comme un accélérateur de croissance pour entrepreneurs. Le cabinet revendique plus de 100 projets accompagnés et plus de 250 entrepreneurs suivis. Il s’est fixé un objectif clair : aider chaque année 50 dirigeants à trouver un repreneur.

La SERERE poursuit trois objectifs. D’abord, sensibiliser les dirigeants à la préparation de leur succession. Ensuite, promouvoir la reprise auprès des jeunes diplômés et des investisseurs. Enfin, organiser la rencontre entre cédants, acquéreurs potentiels et institutions financières. La première édition, tenue en décembre 2025, a déjà produit des résultats concrets : trois entreprises font l’objet d’analyses approfondies et deux repreneurs potentiels sont positionnés.

La grande nouveauté de 2026 s’appelle la Bourse régionale des entreprises. Le dispositif donne aux investisseurs accès aux informations financières et de gouvernance des structures à reprendre, et favorise les échanges directs avec leurs promoteurs. C’est une réponse directe au principal frein du marché : le manque d’informations fiables sur les entreprises à céder.

Fiche d’identité · SERERE 2026

  • Événement : SERERE — Semaine Régionale de la Reprise d’Entreprise, 2e édition
  • Dates et lieu : 28, 29 et 30 octobre 2026 — Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin), Cotonou
  • Thème : La reprise d’entreprise : nouvel accélérateur de croissance économique dans la sous-région
  • Organisateur : Progress Success Global Service (GSPS), cabinet basé à Cotonou, Lokossa et Lomé
  • Direction : Biram Amouzounvi, directeur général · Mozart Hounsou, cofondateur
  • Nouveauté 2026 : La Bourse régionale des entreprises : informations financières et de gouvernance mises à disposition des investisseurs
  • Écosystème mobilisé : CCI Bénin, ADPME, Réseau Entreprendre au Bénin, Tiwani Capital, IYBA SEED Hub, Fanaka & Co, avec la participation institutionnelle de l’APIEx

« En 2026, la reprise d’entreprise doit être considérée comme le nouvel accélérateur de croissance des PME au Bénin. »

Biram Amouzounvi, directeur général de GSPS (conférence de presse du 14 octobre 2026)

Le paradoxe béninois : on crée beaucoup, on transmet peu

Le tissu économique béninois repose sur une multitude de petites et moyennes entreprises, souvent bâties autour de la personne de leur fondateur. C’est leur force : agilité, proximité, réseau personnel. C’est aussi leur fragilité. Lorsque le dirigeant vieillit, tombe malade ou souhaite passer à autre chose, l’entreprise se retrouve sans plan de relève. Les enfants ont parfois choisi d’autres carrières. Les cadres n’ont ni les moyens ni la préparation pour racheter. Et la comptabilité, trop informelle, rend toute valorisation difficile.

Alvyne Alia, directrice générale de l’ADPME, à la SERERE 2026
Alvyne Alia, directrice générale de l’ADPME, lors de la SERERE 2026 à la CCI Bénin. Photo : Akèda Média

Résultat : des actifs précieux disparaissent. Un fichier clients construit en vingt ans, des contrats fournisseurs, des emplois qualifiés, une marque connue dans son quartier ou sa filière. Chaque fermeture d’une entreprise saine faute de repreneur est une perte nette pour l’économie. C’est précisément ce gisement que la SERERE veut rendre visible.

Pendant ce temps, une génération de jeunes entrepreneurs se lance dans la création ex nihilo, avec les risques que l’on connaît. Au Sénégal voisin, l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises publiée en mars 2026 par l’ANSD montre que seulement 53,8 % des entreprises créées sont encore actives après cinq ans. L’accès au financement (34,6 %) et la perte de marché (31,2 %) arrivent en tête des causes de fermeture. Deux difficultés qu’une entreprise déjà installée a, par définition, en partie surmontées.

« C’est l’ère de la reprise et non de la création seule. »

Biram Amouzounvi, directeur général de GSPS

Pourquoi un entrepreneur doit envisager la reprise

Reprendre une entreprise n’est pas un choix par défaut. C’est une stratégie de croissance à part entière, qui offre plusieurs avantages décisifs.

1. Un risque nettement plus faible

Les données de Bpifrance Création, en France, sont sans appel : le taux de survie à cinq ans atteint 72 % pour une entreprise reprise, contre 54 % pour une entreprise créée. Le repreneur ne part pas d’une page blanche. Le modèle économique a déjà fait ses preuves sur le marché.

2. Un chiffre d’affaires dès le premier jour

Une création demande souvent deux à trois ans avant d’atteindre l’équilibre. Une reprise apporte immédiatement des clients, des commandes et de la trésorerie. Le repreneur peut consacrer son énergie au développement plutôt qu’à la survie.

3. Des actifs impossibles à créer rapidement

Équipe formée, savoir-faire technique, agréments, références auprès des donneurs d’ordre, emplacement, relations avec les fournisseurs : ces actifs immatériels demandent des années à construire. En reprenant, on les acquiert d’un seul coup.

4. Un financement plus accessible

Un banquier finance plus volontiers une entreprise qui affiche un historique de comptes, des flux réguliers et des actifs en garantie qu’un projet sur papier. Le cédant lui-même peut participer au financement par un crédit-vendeur. Les investisseurs, eux, trouvent dans la reprise un ticket d’entrée plus lisible.

5. Un levier de croissance externe pour les dirigeants en place

La reprise ne concerne pas seulement les primo-entrepreneurs. Pour une PME déjà établie, racheter un concurrent, un fournisseur ou un distributeur permet de gagner des parts de marché, de sécuriser sa chaîne de valeur ou d’entrer dans une nouvelle ville en quelques mois. C’est la logique de croissance qu’appliquent les grands groupes, désormais à la portée des PME de la sous-région.

6. Une porte d’entrée idéale pour la diaspora

Pour les entrepreneurs de la diaspora qui souhaitent investir au Bénin, reprendre une entreprise existante réduit fortement le temps d’installation et le risque lié à la méconnaissance du marché local. Ils s’appuient sur une équipe et un réseau déjà en place.

Le public du panel de la SERERE 2026
Entrepreneurs, investisseurs et institutions réunis autour du panel de la SERERE 2026. Photo : Akèda Média

Feuille de route du repreneur : 8 orientations pour réussir

Une reprise réussie se prépare avec méthode. Voici les étapes clés que tout candidat repreneur devrait suivre.

  1. Définir son projet de reprise. Clarifiez votre profil, les secteurs que vous maîtrisez, la taille d’entreprise visée, la zone géographique et votre capacité d’apport personnel. Un projet précis rassure les cédants et les financeurs.
  2. Rechercher les bonnes cibles. Les meilleures opportunités circulent rarement sur les petites annonces. Elles se trouvent dans les réseaux : cabinets spécialisés comme GSPS, chambres de commerce, experts-comptables, banques, associations professionnelles. La Bourse régionale des entreprises lancée à la SERERE devient un point d’accès privilégié.
  3. Approcher le cédant avec tact et confidentialité. Pour un fondateur, céder son entreprise est une décision intime. Instaurez la confiance, signez un accord de confidentialité avant tout échange de documents et comprenez ses motivations : retraite, réorientation, difficultés, santé.
  4. Réaliser un diagnostic approfondi. Analysez les comptes des trois dernières années, la situation fiscale et sociale (impôts, CNSS), les contrats en cours, les litiges, l’état des équipements et surtout le degré de dépendance de l’entreprise à la personne du dirigeant. Faites-vous accompagner par un expert-comptable et un juriste.
  5. Évaluer le juste prix. Croisez plusieurs méthodes : valeur patrimoniale (actifs moins dettes), multiple de la rentabilité (excédent brut d’exploitation), capacité de remboursement. Le bon prix est celui que l’entreprise peut rembourser par ses propres résultats.
  6. Choisir la bonne forme juridique de reprise. Dans l’espace OHADA, deux voies principales existent. La cession du fonds de commerce permet de reprendre l’activité sans le passif de la société. Elle est encadrée par l’Acte uniforme relatif au droit commercial général, avec ses formalités de publicité et un délai d’opposition ouvert aux créanciers. La cession de parts sociales ou d’actions transfère la société entière, avec son historique. Elle relève de l’Acte uniforme sur les sociétés commerciales et justifie une garantie d’actif et de passif.
  7. Monter un financement équilibré. Combinez apport personnel, crédit bancaire, crédit-vendeur et, si besoin, entrée d’investisseurs au capital. Évitez de surendetter l’entreprise : elle doit pouvoir rembourser tout en continuant d’investir.
  8. Organiser la transition. Prévoyez une période d’accompagnement par le cédant, de trois à douze mois, pour transmettre les relations clients, fournisseurs et équipes. Durant les cent premiers jours, observez, écoutez et rassurez avant de changer quoi que ce soit.

Les 5 pièges à éviter

  • Acheter un chiffre d’affaires sans vérifier la rentabilité et la qualité réelle des créances clients.
  • Sous-estimer la dépendance au fondateur : si tous les clients appellent le patron, le fonds de commerce part avec lui.
  • Négliger le volet social et fiscal : arriérés CNSS ou redressements fiscaux peuvent ruiner une reprise de société.
  • Tout changer trop vite : les équipes et les clients ont besoin de continuité pour vous faire confiance.
  • Partir seul : un accompagnement spécialisé sécurise la valorisation, la négociation et le montage juridique.

Aux dirigeants : préparer sa succession, c’est protéger son œuvre

La reprise se joue à deux. Pour le cédant, la clé est l’anticipation. Une transmission se prépare idéalement trois à cinq ans à l’avance. Il faut formaliser la comptabilité, documenter les processus, faire monter un bras droit en compétence et réduire la dépendance de l’entreprise à sa propre personne. Une entreprise bien préparée se vend mieux, plus vite et à un meilleur prix. Surtout, elle survit à son fondateur, avec ses emplois et son nom.

Passer à l’action : contactez GSPS et rejoignez la prochaine édition

Que vous soyez dirigeant envisageant de céder, entrepreneur en quête d’une cible, investisseur ou membre de la diaspora, la reprise d’entreprise mérite d’entrer dans votre stratégie. Le cabinet Progress Success Global Service accompagne cédants et repreneurs à chaque étape : identification des cibles, diagnostic, valorisation, mise en relation avec les financeurs et transition.

Contacter le cabinet

Progress Success Global Service (GSPS)

Site : www.globalservices-reprise.com

E-mail : contact@globalservices-reprise.com

Téléphone : +229 01 97 24 24 80 (Bénin) · +228 96 20 76 76 (Togo)

Bureaux : Cotonou · Lokossa · Lomé

La SERERE se poursuit jusqu’au vendredi 30 octobre à la CCI Bénin. Si vous l’avez manquée cette année, préparez-vous dès maintenant pour la 3e édition : rapprochez-vous de GSPS pour être informé en priorité, présenter votre entreprise à la Bourse régionale des entreprises ou y rencontrer votre futur repreneur. Car au Bénin, la prochaine grande success story ne sera peut-être pas une création. Ce sera peut-être une reprise.

La rédaction d’Akèda Média

Sources : Progress Success Global Service (globalservices-reprise.com) ; La Nouvelle Tribune, « Bénin : la SERERE 2026 met l’accent sur la reprise des PME », octobre 2026 ; ANSD, Enquête nationale sur la démographie des entreprises, mars 2026 ; Bpifrance Création, « Créer ou reprendre : les avantages de la reprise d’entreprise ».

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Enquêtes économiques au Bénin et en Afrique de l’Ouest. Écrivez-nous : redaction@akeda.media

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